Compte-rendu de Pénélope – matinée du jeudi 18 juillet guidée par Céline et Cléo.

Alors que nous sommes allongés sur le sol avec les yeux fermés, Céline nous invite à diriger notre attention vers une zone centrale du corps et à la visualiser au fil de ses descriptions:

  • un volume contenu entre deux diaphragmes; un espace plein aussi, contenant les viscères, et se déformant avec les mouvements liés à la respiration et à notre activité globale …

Puis Céline nous propose d’abstraire de cet ensemble que nous venons d’explorer, un élément qui n’est plus une représentation anatomique mais:

  • un point qui se situerait pour nous au centre du volume vers lequel nous nous sommes initialement focalisés.

Nous sommes amenés à concevoir, toujours par une voie imaginaire et dans une posture immobile, un réseau de lignes:

  • lignes qui rayonneraient depuis ce point central en direction des deux bras, des deux jambes et le long de la colonne vertébrale. Ces lignes prolongeraient les extrémités du corps (pieds, mains, tête, coccyx) au-delà de notre enveloppe physique.

Nous nous mettons en mouvement à partir de cette séquence d’images.

Puis nous sommes progressivement invités par Cléo à continuer de nous rendre disponibles à l’écoute et à l’activité, en allant à la rencontre d’un partenaire dans le studio. Sans interruption dans le courant de mouvement général, chaque personne s’en va trouver un point de contact avec le bassin d’une autre personne.

Attention toujours dirigée vers cette zone centrale de notre propre corps, Cléo nous invite à entrer en relation avec ce même espace chez notre partenaire:

  • comment je peux me joindre à la course de mon partenaire, ou bien l’amener à dévier de la trajectoire spatiale qu’il est en train de composer ; comment mon bassin peut être à la fois support de l’activité de l’autre et centre de gestion de ma propre activité …

Quelques temps plus tard, un tissu orange de forme circulaire, flexible et doux est proposé comme objet-espace de jeu. On y entre, on y prend appui sans projet, ou préparant une prochaine impulsion ou suspension; on circule à sa périphérie ou entre ses bords. Dans cette situation, le partage du poids se joue à l’échelle de tout le groupe ; chaque variation de pression à un endroit du tissu modifie l’ensemble de la configuration de cette structure précaire. 

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vidéo du labo « L’autre »

vidéo en cours de montage (il manque les voix off lisant les textes écrits après les danses)

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Labo chant et danse proposé par Jean et Catherine – CR rédigé par Céline

Le labo commence par une expérimentation manuelle pour créer un modèle de tenségrité, à partir de bâtonnets de bois et d’élastiques. Le groupe est ensuite divisé en deux afin d’expérimenter dans l’improvisation vocale puis dans l’improvisation dansée les propriétés de ce modèle en tenségrité (alternance et simultanéité de tension et compression, interdépendance des éléments, globalité de la structure).

Je débute l’exploration avec l’improvisation polyphonique vocale, qui s’articule autour des pôles compression/consonance et tension/dissonance. La proposition de Jean est celle de construire une consonance, ou un unisson (même ton, même timbre) pour amener ensuite progressivement des tensions sonores et une dissonance, et retrouver enfin la consonance.

Des passerelles se font avec le travail exploré le matin autour du tissu élastique. Les yeux fermés, se dessinent nettement les lignes de force et de tension créées par les deux mouvements simultanés de consonance et dissonance, et le chemin de l’un vers l’autre – torsion, instabilité, résolution, apaisement.

Dans un deuxième temps, l’exploration dansée menée par Catherine nous amène en trio à créer des structures où co-existent tension et compression. La proposition est celle de créer une structure en tenségrité. Tout d’abord, la formation se fait progressivement. En démarrant d’une position « relativement neutre » (axe verticale) et d’un point de contact simple avec ses partenaires, chacun se meut à tour de rôle sans qu’il y ait réaction immédiate mais ajustement interne de la posture des autres partenaires. Dans un deuxième temps, nous tentons de former et défaire ses structures plus rapidement.

Les deux groupes se retrouvent enfin dans une improvisation collective chantée et dansée, avec cette idée de créer une structure en tenségrité. Il me semble plus difficile ici de percevoir simultanément les corps sur lesquels je prends appuis ou avec lesquels se crée des tensions, et les voix avec lesquelles j’entre en consonance ou en dissonance. La perception de l’ensemble des tensions/compressions du système est rendu difficile aussi par son nombre d’éléments.

Très intéressant de questionner ce modèle de tenségrité en lien avec le travail menée au cours du labo sur « le centre ». En effet, si ce modèle ne possède pas un centre, tous les éléments ont un rôle central en ce sens qu’ils sont tous essentiels au maintient de la structure dans sa globalité. Le centre serait alors la relation, l’intervalle, ce qu’il y a entre. Non pas un point mais une ligne. Il ne se définirait pas en soi, mais toujours dans le rapport mouvant avec ses périphéries, ses extrémités.

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démonstrations sur l’équilibre et le centre de gravité

ou encore :
http://axiomcafe.fr/realisation-dun-surprenant-mobile-equilibriste

NB : notions de physique mécanique

Centre de gravite : point d’application de la résultante des forces de gravité ou de pesanteur. Il est souvent assimilé au centre d’inertie ou centre de masse (barycentre des masses ou point par rapport auquel la masse est uniformément répartie), mais ce n’est qu’une approximation liée au fait que dans la plupart des cas, le champ de gravitation auquel le corps est soumis, peut être considéré comme uniforme dans le corps considéré (pour des objets de masse très inférieure à celle l’objet qui crée le champ de gravité, par exemple la Terre).

Par définition, un objet est en équilibre lorsque les forces qui agissent sur lui se compensent. La somme de ces forces est nulle. Mais il est important de distinguer trois formes d’équilibre :

  • equilibre stable: Après perturbation, le mobile retrouve sa position initiale -> centre de gravite sous la surface d’appui (ou surface de sustentation)
  • equilibre instable: Après perturbation, le mobile s’écarte de sa position initiale (souvent pour rejoindre une position d’équilibre stable !) -> centre de gravite au-dessus de la surface d’appui
  • equilibre neutre : Après perturbation, le mobile ne bouge pas -> centre de gravite dans le meme plan que la surface d’appui.

 

 

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photos de l’exploration avec le tissu tube

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retour de labo

PRINCIPE
Images intégrées 1
http://345d.fr/la-tensegrite-vous-est-familiere-nest-ce-pas/

La tenségrité caractérise la faculté d’une structure à se stabiliser par le jeu des forces de tension et de compression qui s’y répartissent et s’y équilibrent. En architecture, les structures sont réalisées par des barres reliées par des câbles, et aucun de ces éléments ne se touchent. (En cas de cassure d’un des cables, c’est l’ensemble de la structure qui s’écroule comme un chateau de carte.) C’est un processus omniprésent dans la nature et qui s’applique à de nombreuses parties du corps humain. Il met en évidence son fonctionnement efficace : un minimum d’effort pour un maximum d’efficacité.

APPLICATION DANSE (Catherine)
Proposition de travail en trio : chaque groupe reproduit la structure de tensegrite, les corps prenant la place des barres.

1a. Position initiale neutre, debout ou assis. Ressentir les tensions à l’arrêt (forces de gravite – contact/appui).
1b. Un corps altère progressivement sa position initial, que se passe-t-il au sein de la structure ? Les tensions s’allègent ou sont-elles plus intenses ? Puis-je rester dans la même posture ou dois-je la changer pour (re)trouver un état de stabilite ?
1c. Regard sur les changements que provoquent mon réajustement. Comment l’ensemble cherche l’etat de stabilite en perpétuel mouvement ? Comment évolue la structure après un certain temps d’un point de vue spatial (etirement/compression), célérité (ou temps de reponse apres le ressenti d’une tension), points d’appui, stabilite/instabilite, confiance entre partenaires, etc.

2a. Position initiale non relié/structuré.
2b. Création d’une structure instantanée et improvisée avec l’objectif qu’elle approche celle de tenségrité. Puis s’en défaire aussi rapidement qu’elle n’est apparue (ou pas…)
2c. Idem 2b et laisser la structure évoluer pour qu’elle trouve un point d’équilibre avant de la résorber.

APPLICATION CHANT (Jean)
Proposition de s’aventurer dans les consonance et dissonance en choeur.
Consonance : combinaison de sons, tels un accord ou un intervalle, perçue comme agréable à l’oreille.
Dissonance : discordance d’un ensemble de sons – accord ou intervalle – produisant une impression d’instabilité, de contrariété entre les notes (une « dispute ») et de tension, et nécessitant une résolution.

Pour chacun des exercices la voyelle, le volume, le timbre de la voix ainsi que leurs changements sont libres.
1. Chacun émet un son en consonance avec la première sonorité/note proposée (même note ou en octave ou tierce ou quinte). Atteindre la consonance, lorsqu’on en est décalé de très peu fait ressentir un état de résonance, de stabilité et une aisance à tenir la note. Sensation de paix, d’harmonie.
2. Sur base du premier exercice, chacun propose une note en dissonance (décalage d’un ton ou d’un demi-ton). Sensation désagréable de tension ou on aurait tendance à vouloir rejoindre la note en consonance.
3. Voyage entre consonance et dissonance. Proposition de chanter librement les notes tout en étant à l’écoute du chœur : quelles sont les tensions et les affinités qui se font et se défont ? Comment est affecté le chant d’ensemble dès qu’une note s’efface pour une autre ? Il y a d’une  part le ressenti de la note que je propose et celui qui est formé par l’ensemble. Evaluation de differents niveaux de stabilité, en consonance et dissonance (exemple :une parfaite dissonance peut sembler plus stable qu’une consonance partielle)
4. A partir du silence, émission simultanée de notes ou chacun doit maintenir la sienne jusqu’au retour du silence. Quel effort faut-il produire pour garder sa note ?
5. Idem 4 puis laisser naturellement aller la note ou elle veut. La tendance est à trouver l’équilibre d’une consonance ou il y a peu d’effort pour garder la même note.

APPLICATION CHANT/DANSE
La structure de tenségrité est cette fois développée, non plus au trio mais à tout le groupe.
– Avoir conscience des tensions et relachement qu’il peut y avoir sur l’ensemble, ce que cela induit en chacun.
– Etre a l’ecoute en permanence avec les contacts et les extremités.
– Evaluer le centre de gravite de la structure complexe.
– Ne pas oublier de boire…

PS : sans le « j’ai », TENSEGRITE devient ETREINTES ou ETERNITES.

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video impro avec le grand tissu

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